RDC III.5 [Le Temple de l’Humanité] Le Lignage de Pralix

Arrivée au port d’Alexandrie

Alors que Blanche, de retour de Normandie informe ses Sodales du défi qu’ils doivent relever pour sauver Rochemort, les mages apprennent qu’un barde à l’allure étrange se promène dans la région et semble chercher des informations sur les Mages du Vercors. Freya, qui vient de passer de longues semaines dans son repaire à lire le mystérieux livre des anciens grâce au carnet de traduction d’Eginhard, fait part de ses découvertes…

1-Le livre de Charlemagne

Plan de la machine à contrôler le nexus

Devant l’assemblée, Freya expose ses premières impressions sur le livre issu du tombeau de Charlemagne et rapporté par Roddrick. Il s’agirait vraisemblablement d’une sorte d’encyclopédie répertoriant les savoirs et avancées technologiques du peuple d’Arya. La somme des connaissances y est incroyable, et les étudier toutes prendrait des années. Forte de ces premières déductions, Freya a étudié également les inscriptions gravées sur le bouclier de Karolus : Celles-ci énumèrent des lieux ainsi qu’un étrange code qui pourrait être leurs coordonnées géographiques. Krel et Gylfi font tout de suite le rapprochement avec la « machine à contrôler le Nexus » décrite dans le rituel des Châteaux Volants, puisqu’elle nécessite l’entrée de coordonnées. Cependant le moyen de traduire ces coordonnées leur échappe complètement.

Parmi l’énumération de lieux mystiques et exotiques figurant sur le bouclier (Lhassa, Quetzacotl, Pâques, Raiatea, Our, Gyzeh, Teotihuacan…) l’un attire particulièrement leur attention : Stonehenge : il s’agit d’un lieu magique bien connu des mages hermétiques d’Europe.

A l’issue du conseil, il est décidé que Blanche accompagnera Gylfi jusqu’à Verdi en Sardaigne, afin qu’il sollicite auprès de son Maître l’honneur d’être initié au secret des automates, indispensable à la compréhension et la fabrication de la Machine. Puis les membres du Pic bleu se rendront à Stonehenge pour essayer d’y découvrir quelque chose.

2-Les sirènes du port d’Alexandrie

A Verdi, Gylfi a enfin l’occasion de fêter ses retrouvailles avec Polo, Primus Verditius, son ancien Mentor. Tous là-bas le croyaient mort depuis longtemps et sont captivés par la narration de ses mésaventures. Lorsqu’il confie à Polo le secret des Châteaux Volants, celui-ci se montre d’un coup très intéressé. Il décide d’accéder à toutes les requêtes de son élève, à condition de lui permettre de visiter le Pic Bleu et d’étudier plus précisément le phénomène magique en question. Gylfi s’empresse d’accepter. Cela crée un léger malentendu avec Blanche, beaucoup plus réticente à l’idée de voir une colonie d’ingénieurs Verditius mettre le nez dans les affaires du Pic Bleu.  Econduite, Blanche part rejoindre ses compagnons à Stonehenge, Tandis que Gylfi se prépare à un voyage à Alexandrie, ou sont initiés tous les ingénieurs de la Maison Verditius. Il passe de nombreuses semaines dans ce pays chaud et exotique, à admirer des œuvres antiques, et partage son temps entre ses études et les tavernes du port d’Alexandrie ou il s’adonne à son vice tout en  écoutant les rumeurs.

Le Caire et Alexandrie

En effet, il se rappelle que ses compagnons du Pic Bleu lui ont parlé d’un certain Djinfizz de Bonisagus, ancien mage temporaire du Pic Bleu et qui serait devenu archiviste dans la grande et célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Les premières nouvelles ne sont pas très encourageantes, puisqu’avec son arabe balbutiant, il apprend que cette bibliothèque est un mythe, qu’elle a été détruite à plusieurs reprises aux cours des deux derniers millénaires et que personne ne sait où se trouvent ses ruines, si elle a jamais existé. La seule bibliothèque digne de ce nom dans cette bourgade de pêcheur se trouve au cœur de la ville, dans sa mosquée.

Il s’y rend donc, et malgré le malaise que lui procure l’aura divine, sympathise avec le bibliothécaire. Cette modeste mosquée abrite surtout des livres théologiques, et bien peu d’ouvrages sur d’autres sujets. En revanche, l’Imam semble avoir connu Djinfizz autrefois, bien qu’il ne l’ait pas revu depuis une bonne dizaine d’années. Gylfi laisse un message pour le Mage, au cas où, et retourne vaquer à ses occupations. Des jours plus tard, il fait la connaissance de Planchet, un occidental raffiné et jovial, qui cherche à savoir les raisons qui poussent le Verditius à vouloir rencontrer Dinfizz. Les nuits suivantes, il emmène le pauvre Gylfi dans les harems d’Alexandrie pour des virées nocturnes inavouables…

3- La Danse des Géants

Blanche rejoint bientôt Freya et Etan Krel en route pour la Grande Bretagne. Passé le bras de mer qui sépare le continent des Iles Britanniques, ils arrivent bientôt en vue d’un petit village du nom d’Amesbury, proche du site de Stonehenge et célèbre pour avoir vu naître Ambrosius, premier Roi suprême de grande Bretagne, Il y a 600 ans.

Stonehenge la nuit

Les gens du coin appellent la « Danse des Géants » le célèbre cercle de pierres gigantesques qui s’élève dans la plaine depuis des temps immémoriaux. De nuit, ils vont donc explorer le site, apparemment entouré d’une faible aura magique. Au nord une petite forêt semble veiller sur la quiétude des lieux.  L’exploration ne leur apprend pas grand-chose, aussi Etan krel décide d’étudier un des monolithes grâce à la magie Intellego. Il reçoit un véritable choc car les pierres semblent contenir la mémoire des actes passés : il voit des milliers de gens défiler, prier en touchant la pierre et déposer des offrandes ; il rompt le contact alors qu’il se sent partir en crise de crépuscule et passe quelques minutes franchement sonné.

Au centre du cercle, une pierre couchée, noire, attire l’attention de Freya : sur celle-ci sont gravés en latin les noms de roi suprêmes de Grande Bretagne, dont Ambrosius et Uther. Ils pensent donc qu’il s’agit d’une pierre tombale, et que le tombeau renferme peut être des indices sur le peuple des Anciens. Etan Krel tente d’abord de déplacer la pierre par sa seule force sans succès, puis il tente de se servir de la magie Rego. Il est frappé immédiatement par une nouvelle vision de son crépuscule, tandis que Blanche ressent une vive brûlure à l’emplacement de son tatouage représentant le Lion. Freya aperçoit quant à elle des formes parfois fantomatiques, parfois tangibles, qui surgissent de la forêt et qui ne tardent pas à les encercler en se plaçant au pied des pierres dressées. Ils sont vêtus de peaux de bêtes et sur leur heaume se dressent des andouillers qui leur donnent un air menaçant. Les mages parviennent à parlementer uniquement grâce à leur marque les désignant comme élus de l’Humanité, les esprits leur font toutefois comprendre qu’il ne faut pas déranger les esprits des anciens rois sous la pierre. Lorsque les esprits s’effacent, ils pensent que chacun des sites liés au bouclier de charlemagne pourrait désigner les tombeaux des élus de l’humanité. Stonehenge serait celui du Lion…

4- Pariel de Diedne

A peine de retour dans le Vercors, Les mages reçoivent  un étrange message de la taverne de Bourdeaux. Un voyageur cherche à contacter les habitants du Pic bleu, il se dit envoyé par Oscar,  le valet du Baron de Rochemort. Les mages du pic prennent leurs précautions et rencontrent finalement un mage aux traits tirés par la fatigue et le manque de sommeil, et extrêmement méfiant.

Pariel de Diedne

Pariel de Diedne

Il se détend progressivement et apprend aux mages qu’il était l’un des trois hôtes du baron de Rochemort, qui a réussi à se soustraire aux inquisiteurs. Son histoire intéresse les mages du Pic Bleu au plus haut point, car Pariel de Diedne, comme il se présente, est originaire d’Islande ; il est aussi  le filius de Chrysalis de Diedne, l’archimage allié et ami de Panodyne. Avant de fuir en forêt noire dans l’alliance Diedne d’Oakdell, Pariel a surpris une dispute entre Chrysalis et trois mages : Le meneur, Gamin de Flambeau, un guerrier à la peau rouge et un moine. Freya a l’idée d’invoquer une image de Vincent de Verditius, le moine qui accompagnait Louise pendant la quête des artefacts : Pariel est formel, c’est bien le même homme qu’il reconnait aussitôt. Réfugié à Oakdell, Pariel assiste à sa chute après que la marche des magiciens ait été prononcée à Durenmaar, et passe plusieurs années à fuir avec deux compagnons, jusqu’à arriver chez le Baron de Rochemort, ou il passe plusieurs semaines à se cacher. Malgré les risques encourus, les mages du Pic Bleu décident de recueillir le Diedne en le cachant dans la forêt de Saoù.

Quelques temps plus tard, le Pic Bleu reçoit deux nouveaux messages : Une lettre porte le sceau de Val Negra et est adressée à Gylfi de Verditius, l’autre porte le sceau de Rochemort…

5- Le Carrefour des Vents contre Gylfi

Malgré l’absence de Gylfi, et devinant la teneur du message qui lui est adressé, Blanche décide d’ouvrir la lettre de Val Negra :

Instance du Tribunal Provençal de Val Negra

A Gylfi de Verditius du Pic Bleu

Attendu les faits qui lui sont reprochés par l’illustre alliance du Carrefour des Vents et son Praeco, Fulcinius ex Flambonis, Le Magus Gylfi de Verditius est sommé de se présenter au tribunal de Val Negra pour répondre des accusations suivantes :

– Déplacements illicites au sein de l’Aegis

– Profanation et vol de relique dans les ruines du village d’Auzat

– Trahison et pacte avec un sorcier non Hermétique

– Responsabilité dans le meurtre de serviteurs du carrefour des Vents.

Septime de Guernicus

La partie plaignante est représentée par Septime de Guernicus, illustre légat hermétique. Il est laissé au Magus Gylfi de Verditius un délai d’une année lunaire pour préparer sa défense et se présenter aux portes du tribunal. Passé ce délai,  une guerre des magiciens sera prononcée à l’encontre dudit Magus au terme d’un procès par contumace, en plus d’éventuelles poursuites engagées par le Haut tribunal de l’Ordre.

  Pour Val Negra, Lutherius de Tytalus

21eme jour de décembre de l’an 1009

Effarés, les mages se renseignent néanmoins sur Septime de Guernicus : c’est un kador du barreau, un redoutable enquêteur qui a la réputation de faire « parler » les Aegis. Son plus grand adversaire juridique, un spécialiste du droit hermétique, est le célèbre Champagnol de Bonisagus. Vu qu’il se trouve dans l’alliance de Vouglans, dans le jura proche, Freya décide de le rencontrer pour essayer de louer ses services. Elle met du temps à obtenir un rendez-vous avec lui, et met ce temps à profit pour errer dans la grande Forêt, espérant renouer le dialogue avec la puissante fée Noire. Celle-ci se manifeste effectivement, et délivre une prophétie à la jeune Sydhe : elle doit porter l’enfant féerique qui sortira le monde féerique de sa torpeur.

Champagnol se montre d’abord peu intéressé pour défendre Gylfi dans un procès qui semble perdu d’avance. Cependant il a perdu son dernier bras de fer avec Septime et tient à prendre une revanche ; d’autre part, il calcule tout de suite l’intérêt de défendre le filius du Primus de la maison Verditius, aux richesses incommensurables. Après avoir extorqué des honoraires exorbitants, il demande à voir Gylfi afin de préparer sa défense.

6- Enquête à Schola Flambonis

Le second message, provient en fait d’un agent de Rochemort, pour lequel il a enquêté. Il fixe un rendez-vous aux représentants du Pic Bleu dans un établissement mal famé de Nyons. Les mages s’y rendent et rencontrent l’informateur paranoïaque. Il leur apprend qu’un autre agent, sous la couverture d’un troubadour, est également à leur recherche. Il leur apprend de plus trois rumeurs sur des affaires liées à Gamin de Flambeau, puisque telle était sa mission :

Schola Flambonis, l’alliance des Noires Fumées

    Lors du Grand Tribunal Extraordinaire, un mage Aquam nommé Brassus de Merinita de l’alliance Zankoff aurait été retrouvé mort noyé après une fête arrosée. Dans son délire aviné il parlait de Colobert et d’un archimage Perdo renommé.

–          Colobert de Tremere est mort en désastre de Certamen contre Gamin de Flambeau. Le sujet du litige concernait les origines du flambeau découvertes par Pangore de Guernicus.

–          Pangore de Guernicus se serait suicidé après qu’on lui ait volé un précieux livre. Pangore était un proche de Panodyne.

Au moment ou Freya entre en forêt Noire, Mettelus et Blanche se rendent au cœur des Pyrénées pour visiter l’école Hoplite des Noires Fumées, à la sinistre réputation. Metellus, qui souffre d’un statut de « mouton noir » parmi les flambeaux, encaisse sans broncher railleries et regards méprisants des jeunes étudiants. L’accueil plus chaleureux de Jean l’Ours, un Bjoerner craint par les élèves, détend heureusement l’atmosphère. Ils sont conduits ensuite auprès de Biriadus de Flambeau, le doyen sénile de cette école et de son second, Nosfer le Sombre de Tytalus. D’une cupidité maladive, celui-ci négocie des informations en échange de copies des plus beaux ouvrages magiques du Pic.

Gamin de Flambeau

En compulsant les archives, ils apprennent l’histoire de Gamin de Flambeau : nouveau-né abandonné aux portes des Noires Fumées il y a 160 ans, il est recueilli par le Magus Mila de Tytalus, qui perçoit immédiatement son potentiel incroyable. Quinze ans plus tard, Gamin assiste son maître lors d’un rituel de longévité qui tourne mal. Apres ce drame, Mila à toutes les peines du monde à ralentir sa décrépitude, tandis qu’a l’inverse, Gamin n’atteint jamais l’âge de sa puberté et conserve une apparence juvénile. Gamin a ensuite une ascension fulgurante dans la maison flambeau et quitte les Noires Fumées quand il n’a plus rien à apprendre des maîtres qu’il a surpassé.  Ils apprennent aussi que Colobert est le dernier apprenti de Mila, sur la fin de sa vie.

7- les descendants de Pralix

De nouveaux réunis, les mages décident d’enquêter sur Brassus et Pangore, deux des trois mages morts dans des circonstances suspectes. Pariel accompagne le groupe sous un nom d’emprunt, de la maison Ex-Miscellanea. Près de Durenmaar, ils rencontrent un Merinita, connaissance de de Freya qui en fouillant ses souvenirs se rappelle que les trois compères ont souvent été vus ensemble, ils étaient dans la confidence des recherche de Pangore, et repprochaient à Brassus de trop s’adonner à la boisson. La prochaine étape de leur voyage sera Zankoff, l’alliance de Brassus.

Entrée de l’alliance Zankoff

Après un long voyage dans les conditions difficile  d’un  hiver 1009 pourtant clément, ils arrivent en vue des contreforts de l’Oural, aux confins de l’Europe. Ils peinent quelque peu à trouver l’alliance Zankoff, malgré les indications des Merinita, à cause de sa position particulièrement recluse. Une petite entrée troglodyte permet d’accéder à un vaste labyrinthe de grottes féeriques. L’acceuil y est chaleureux car zankoff n’a pas souvent de visiteurs, et informant leur guide de l’objet de leur recherche,  ils sont conduits à travers un dédale de couloirs et harcelés par de petits être féeriques espiègles. Ils parviennent au Sanctum de Brassus et commencent à inspecter les lieux. Freya, en double vue, perçoit la présence d’une variation de l’aura féerique derrière deux grosses bibliothèques. C’est Ouin, le compagnon féerico-alcoolique de Freya qui déclenche un habile mécanisme d’ouverture qui oblige à vider un verre d’eau transmuté en vodka. Les deux meubles s’écartent et donnent sur un petit Regio Féerique, domaine secret de Brassus. Un alambic finement ouvragé trône au centre, entouré de nombreux ouvrages personnels du défunt mage.

Au terme de leur recherche, ils mettent la main sur un un carnet de notes manuscrites signées par Pangore de Guernicus. En le feuilletant, ils comprennent le sujet d’étude de Pangore, qui avait pris la précaution de confier un exemplaire de son travail à Brassus. Pangore, historien généalogiste, s’intéressait apparemment à la descendance de  Pralix, fondatrice de l’Ordo Ex- Miscellanea. L’arbre généalogique leur fournit d’incroyables révélations :

Si les mages en croient les travaux de Pangore, Louise la filia chérie de Panodyne est en fait son arriere arriere petite fille issue de son union avec Pralix, tandis que Gamin est le descendant de Pralix et Tytalus. Mais l’arbre révèle également que gamin est issu d’une union consanguine entre Selma, de la lignée de Tytalus et Anwar, de la lignée de Panodyne. Or une affaire a fait couler beaucoup d’encre en son temps, la mort violente jamais élucidée des deux parents de Gamin…

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