La Quête des Héros Perdus

Ma dernière lecture en date, la  « Quête des Héros perdus » fait suite à une série de romans de l’Univers de David Gemmell, « Drenaï ». Un monde bien ficelé qui sent bon le poids des siècles, et que j’ai toujours pris du plaisir à retrouver.Après Druss, héros légendaire à la retraite, c’est à Charéos et ses potes de Bel Azar de reprendre du service dans une quête un peu tirée par les cheveux:  Si les motivations de Kiall, jeune pécore doux rêveur qui court après les chimères ( en l’occurrence une chimère fille d’éleveur de porcs) sont évidentes, les motivations des autres ne le sont pas vraiment. Elevés au rang de légendes vivantes, les anciens de Bel Azar, épargnés miraculeusement trente ans auparavant par le KHan Nadir Tenaka (dont on a pu suivre les aventures dans « le Roi sur le Seuil »), sont cinq quinquagénaires  perclus de rhumatismes et de vices qui cherchent à redorer leur blason et retrouver une gloire passée. Car la gloire est bel et bien passée, pour ces héros  atypiques et pour le coup très attachants: le gros Beltzer, montagne de muscle et d’acier tranchant n’est en fait qu’un gros tas alcoolo :

« Tu es Beltzer. Beltzer l’ivrogne. Beltzer le fénéant. Beltzer le vantard. Et tu pues. Tu pues la sueur, la vieille bière et le vomi. »(p24)

Il y a aussi Finn l’archer agoraphobe, un ours des cavernes aussi adroit avec un arc qu’associal et paradoxalement mère poule de Maggrig, son protégé depuis Bel Azar. Et enfin Charéos, le maître d’armes ascète et plein de principes, de valeurs qu’il s’échine à conserver dans un monde qui s’en contrefout. Bisounours cocu, Charéos est pourtant l’héritier du compte de Bronze,  qu’a pas eu de bol dans la vie, et surtout pas avec les femmes. Leur quête est rythmée, et finalement les enjeux se révèlent bien plus importants qu’il n’y paraissent au début, car la pimbèche éleveuse de cochons se voit elle aussi, contre son gré, affublé d’un destin hors du commun…

Ce n’est pas le meilleur Gemmel, mais l’aventure est rondement menée, bien rythmée, et les personnages sont (comme à l’habitude de l’auteur) excellemment décrits. On a pas vraiment le temps de s’ennuyer et c’est tant mieux, cela permet d’oublier les quelques incohérences de l’intrigue et pliages de cartes stylistiques, qui permettent d’arriver là ou tout à commencé. Du bon Gemmel donc, à lire sans hésiter. d’autant que  la toute  fin ouvre sur un avenir incroyable,  une intrigue sympa que l’auteur, parti  trop tôt n’aura pas pu développer.

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